Promotion du centre bourg : paroles d’aménageur

L’aménagement du centre bourg, voilà un projet que l’on pensait enterré après l’échec d’un précédent promoteur. EXIA Promotion, l’aménageur choisi pour lui succéder, va poser en 2016 la première pierre de cette opération. Marie-Anne Lingard, directrice du Pôle Promotion, nous donne les clés de cette réussite.

Article extrait du bulletin d’informations municipales REGARDS • janvier 2016

Marie-Anne Lingard, Directrice du Pôle Promotion d’Exia Promotion

Comment êtes-vous parvenue à faire avancer ce dossier là où d’autres n’ont pas réussi ?
Marie-Anne Lingard : « Je ne porterai pas de jugement sur le travail de mes confrères, je m’intéresse au présent et au futur de cette opération, pas à son passé. Pour qu’un projet aboutisse, il faut savoir écouter et comprendre les attentes de tous les intervenants. La concertation est très importante. »

Qu’est-ce-qui a fait selon vous bouger les lignes ?
« Les trois principes que nous adoptons pour tous nos dossiers : le dialogue, le dialogue et le dialogue ! Pour concevoir le Pôle santé, nous avons, dès le début, associé les praticiens intéressés par ce concept. Cela semble évident d’adopter ce genre de démarche mais cela reste pourtant une exception. A partir du moment où nous avons conçu un bâtiment correspondant aux besoins des professionnels, en tenant compte de leur budget de fonctionnement, nous diminuons les risques d’erreurs. »

Et au final ?
« Presque tous les cabinets disponibles du bâtiment sont retenus avant même la pose de la première pierre, il n’en reste plus qu’un, c’est du jamais vu. Cette réussite réside dans l’implication de tous les professionnels de santé dans le projet et l’investissement de la commune de Saint-Cyr-enVal. Nous en profitons pour les remercier. »

Pour la partie logements et commerces, avez-vous les mêmes assurances ?
« Il est encore trop tôt pour le dire, mais nous pensons que les mêmes causes produiront les mêmes effets. Rien de ce que nous entreprenons ne se fait sans en informer les élus et les habitants. Nous multiplions les rencontres, les réunions publiques, les expositions. Nous misons sur la transparence pour éviter toute mauvaise interprétation. »

L’arrivée de nouveaux commerces suscite des doutes, comment les levez-vous ?
« En rappelant l’engagement pris auprès des élus, aucune enseigne ne s’implantera sans leur accord. On sait que le maire ne souhaite pas favoriser la concurrence avec les commerces existants. Notre objectif est de proposer des commerces complémentaires à ceux existants répondant aux besoins des habitants. »

Quel écho avez-vous de votre programme immobilier ?
« Très bon, nous n’avons pas commencé la commercialisation mais nous avons déjà de nombreuses pré-réservations. C’est bon signe. Le prix du mètre carré est attractif compte tenu de la situation géographique de notre opération et des prestations de nos logements. »

Quel est le profil de vos premiers «clients» ?
« J’ai fait leur connaissance à la fin de la réunion publique. Il s’agit d’un couple de retraités qui auront bientôt 75 ans. Ils habitent une grande maison à Saint-Cyr-en-Val, assez loin du bourg, et commencent à avoir des difficultés pour l’entretenir, notamment leur jardin. Ils ne quitteraient pour rien au monde Saint-Cyr-en-Val et se verraient bien habiter à deux pas des
commerces et des transports en commun. L’idée d’un grand appartement ne leur déplaît pas. Notre programme est majoritairement destiné à des résidences principales, il y aura une offre diversifiée de logements. Nous aurons aussi des appartements destinés à de jeunes ménages qui n’ont pas encore les moyens de devenir propriétaires. La réussite de cette opération tient à la mixité de l’offre. »

Vous utilisez comme référence des constructions neuves réalisées à Ormes, celles de Saint-Cyr-en-Val vont-elles leur ressembler sur un plan architectural ?
« Bien sûr que non, Ormes est situé à l’entrée de la Beauce et Saint-Cyr-en-Val à l’orée de la Sologne. Nous apportons une très forte importance à l’intégration dans le site de chacune de nos résidences. Le cabinet d’architectes, avec lequel nous travaillons, tient forcément compte de l’environnement de chaque site. Là où des similitudes peuvent se faire, c’est
sur l’intégration des bâtiments, la qualité des matériaux et le soin apporté à la construction comme aux finitions. Ormes est dans ce domaine une belle référence. »

Etes-vous devenus propriétaires des terrains sur lesquels seront construits les futurs logements ?
« Nous sommes aujourd’hui dans le cadre d’une zone d’aménagement concertée (ZAC) en train de finaliser les études techniques. Nous avons déjà rencontré les propriétaires à plusieurs reprises afin de les tenir informés des différentes actions que nous menons sur leurs terrains. Les discussions et négociations s’ouvriront dès l’obtention des différents rapports afin de pouvoir faire une offre sérieuse et définitive à chaque propriétaire concerné par la ZAC du centre bourg. »

L’aménagement du centre bourg c’est :

• La réalisation d’un Pôle de Santé Communal d’une surface utile de 450 m2. Il a été conçu pour accueillir onze praticiens (médecins généralistes, kinés, orthophonistes, ostéopathe, diététicienne). Dix cabinets ont déjà trouvé preneurs. Le permis de construire a été déposé le 30 octobre et la pose de la première pierre interviendra au plus tard en juin 2016, l’ouverture du Pôle étant programmé un an plus tard.
• La construction de logements et de commerces, répartis au nord et au sud de l’actuelle place. Dans l’ilot nord, à proximité du Pôle de santé, un petit collectif regroupera cinq logements à loyer aidé et 250 m² en rez de chaussée sont destinés à une activité commerciale. Dans l’ilot sud, nous prévoyons 65 logements en accession à la propriété et 350 m2 en rez-de-chaussée sont dévolus aux activités commerciales.